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02/04/2017

Elon Musk le dirigeant de Tesla et de SpaceX vient d’investir dans une entreprise de recherche médicale qui produit des implants neurologiques souples et biocompatibles. Avec Neuralink, le milliardaire d'origine sud-africaine espère interfacer les humains

Neuralink, demain tous cyborgs

Elon Musk le dirigeant de Tesla et de SpaceX REUTERS/Bobby Yip/File Photo

Elon Musk le dirigeant de Tesla et de SpaceX vient d’investir dans une entreprise de recherche médicale qui produit des implants neurologiques souples et biocompatibles. Avec Neuralink, le milliardaire d'origine sud-africaine espère interfacer les humains avec les machines qui feront de nous des êtres hybrides électroniquement augmentés.

Amis cyborgs bonjour ! L’hybridation totale de notre espèce avec des composants électroniques serait pour bientôt selon les chercheurs qui expérimentent toute sorte de dispositifs pour interfacer notre cervelle avec des machines.  

Dans le domaine médical, les électrodes et les implants de stimulation neurologique permettent déjà, dans certain cas, aux paralytiques de retrouver un début autonomie. Mais attention, ce type d’intervention chirurgicale qui est délicat et complexe, reste aujourd’hui encore exceptionnel ou pratiqué à titre expérimental. Le risque majeur est que l’organisme du patient rejette ces implants électroniques, pouvant déclencher, par ailleurs, une inflammation  généralisée des tissus nerveux à l’issue fatale.
 
Elon Musk, le patron de SpaceX, fournisseur de modules spatiaux et dirigeant de la firme Tesla Motors commercialisant des bolides à énergie électrique, compte résoudre à plus ou moins brève échéance tous les problèmes de connexions entre nos cerveaux et nos ordinateurs. En investissant dans les recherches développées par la société Neuralink,  il espère aujourd’hui développer de nouvelles interfaces Hommes- machines, afin d’améliorer les performances et les capacités cognitives des êtres humains de la planète. « Nous sommes déjà des cyborgs » avec nos claviers, souris, écrans tactiles et même smartphones, expliquait-il en juin 2016, en évoquant un « lien neuronal » possible avec l’univers informatique, lors de la Conférence Code 2016.
 
« Le problème c’est l'interfaçage » argumentait alors le fortuné entrepreneur. La création d'une « surcouche numérique » implantée au cœur de nos caboches et fonctionnant en symbiose avec notre cerveau, permettrait d’accéder  directement aux ressources informatique en ligne que délivrent les centres de « big data » ou de « données massives » ajoute-t-il. Une telle hybridation nous aiderait à contrôler le développement de systèmes d’intelligence artificielle, qui, si nous n’y prenons pas garde, mènerait selon Elon Musk à court terme l’Humanité à sa perte…et rien de moins.
 
Plus modestement, il indique que les premiers implants souples et biocompatibles créés par Neuralink serviront plutôt à surveiller l'activité cérébrale d’un individu, à stimuler des tissus nerveux endommagés, de personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, par exemple. Avant de devenir, beaucoup plus tard, de véritables cyborgs… Toujours humains ou des mutants cybernétiques ? Telle est maintenant la question ! À laquelle évidement Elon Musk n’apporte aucune réponse.
 
Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr


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