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20/02/2016

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Veille internationale, Dossier spécial Silicon Valley

  • Dossier spécial Silicon Valley : Investissements, rercherche sur Internet et P2P
    Quelle année ! 2004 aura redonné un peu de goût d’entreprendre à la Silicon Valley. Des IPO historiques (Google, seconde plus importante introduction en bourse de société Internet), des créations...
  • Quelle année ! 2004 aura redonné un peu de goût d'entreprendre à la Silicon Valley. Des IPO historiques (Google, seconde plus importante introduction en bourse de société Internet), des créations d'entreprises (l'investissement dans la Valley retrouve son niveau d'avant la bulle), des méga fusions (Oracle-Peoplesoft, Sprint-Nextel, Symantec-Veritas), un marché Internet qui arrive à maturité et une économie américaine qui est repartie sur des fondamentaux relativement sains (portée par la consommation et les investissements). De quoi rendre les fêtes de Noël joyeuses du côté de San Francisco, notamment dans les centaines de familles devenues millionnaires grâce à Google et à quelques autres…

    Internet, un média arrivé à maturité

    Alors ça y est : en 2004 Internet est mûr, avec toutes ses promesses, beaucoup de ses nouveaux usages, des bons débits…Il génère enfin des bénéfices pour les sociétés qui ont su passer la crise, a produit ses nouveaux géants de la Valley (Google, Yahoo, eBay…). Il a fallu 10 ans ! Et quelques concepts sérieusement balayés, comme l'idée de « nouvelle économie », ou « l'année chien » (principe selon lequel sur Internet une année vaut sept années, tellement tout est censé aller vite…). Les gourous de l'époque sont retombés aux oubliettes, et ce sont les scientifiques traditionnels qui nous fournissent les meilleures clés de compréhension du phénomène : des sociologues comme Manuel Castells de l'université de Berkeley, ou des juristes comme Lawrence Lessig de Stanford. Comme d'habitude…

    Les « vieux business » ont bien résisté et s'y sont mis, en complétant leurs business model d'un volet « on-line ». Et de nouveaux entrants ont su trouver leur place, en créant de nouvelles sources de richesse. Les cycles technologiques de 10 ans constatés dans la Valley depuis les années 60 sont respectés. Et la bulle financière semble bien crevée. En 2004, tout est donc rentré dans l'ordre des choses dans la Silicon Valley. Ouf ! Le W3C (World Wide Web Consortium) a pu fêter dignement ses 10 ans, à Boston le 1 er décembre dernier.

    2005 devrait confirmer cette tendance. Renforcement des positions des différents acteurs, confirmation de nouveaux usages (Internet mobile, P2P avec la vidéo, amélioration de l'efficacité des moteurs de recherche, sécurité…). Et quelques belles batailles en perspectives, notamment du côté d'une part de Yahoo, Amazon, eBay, Google et Microsoft, et du côté d'Apple contre le reste du monde d'autre part. La concurrence s'aiguise et nous aurons sans doute de belles surprises. Pour le meilleur plaisir du consommateur.

    De bonnes perspectives pour les entreprises de la Valley

    2004 aura été marquée par un retour à des perspectives de sorties pour les capitaux risqueurs de la Silicon Valley, qui apportent le financement aux start-up. Longtemps bouchée, la sortie en bourse s'est entrouverte. Le symbole en a évidemment été l'introduction réussie de Google, dont le feuilleton aura été le feuilleton de l'année dans la Bay Area. Mais les fusions et rapprochements, autres sources importantes de sortie pour les investisseurs, ont également eux aussi rouvert leurs portes.

    L'Atelier a déjà commenté largement les rapprochements d'Oracle et Peoplesoft, Sprint et Nextel ou Symantec et Veritas. Ce mouvement de concentration, nécessaire dans un secteur qui arrive à maturité, va très probablement se poursuivre. D'autant que les grands du secteur disposent de cash pour continuer à procéder à des acquisitions. Google grâce à son introduction en bourse bien sûr, mais aussi Yahoo ! et surtout Microsoft. Microsoft qui a même décidé d'en renverser plus de 32 milliards de dollars sous forme de dividendes cette année, et de poursuivre ce mouvement dans les années qui viennent. C'est dire.

    Pourtant, plusieurs inquiétudes demeurent et rendent l'année 2005 encore incertaine. D'abord l'introduction de Google demeure un cas historique. Introduite à moins de 100 dollars (98 pour être précis), le cours de l'action tourne autour des 165 dollars. Le magasine américain Fortune se demandait fin décembre en couverture si Google les valait bien ! Et c'est la question qui est sur toutes les lèvres dans la Valley. La prochaine introduction permettra-t-elle un tel succès ou va-t-on vers une nouvelle bulle, dans des marchés qui restent moroses. Au point que les prochains sur la liste des candidats à l'IPO hésitent à se lancer… A suivre de près en 2005, donc.

    Quand aux fusions et acquisitions, elles ont été bien douloureuses en 2004. La saga Oracle Peoplesoft ne rassure pas les différents acteurs. Indispensables aux concentrations, elles se font dans la souffrance. Et les rapprochements sont longs, coûteux et les synergies parfois difficiles à trouver. 2005 devra là encore prouver que la voie amicale, dans une perspective industrielle bien comprise, est la meilleure. Là encore, ce n'est pas gagné.

    Un modèle d'innovation qui fonctionne toujours bien

    Le modèle unique d'innovation technologique de la Valley, assis sur le triptyque recherche - investissement - entrepreuneuriat a bien fonctionné en 2004, et devrait être largement confirmé en 2005. La grande inquiétude liée aux mouvements de délocalisation n'invalide pas ce modèle, et le conforte plutôt dans son originalité. A la Silicon Valley une part importante d'innovation. La production se trouve partagée par d'autres pays. On va donc probablement continuer à assister à une forte concentration de cerveaux dans la région. Même si à terme, les développements de l'Open Source offrent de très belles perspectives pour des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, les investisseurs prédisent tous au modèle de la Valley un bel avenir pour les 20 ans à venir. Nous prenons rendez-vous pour cette date.

    Les grandes tendances en 2005

    En 2005, on travaillera beaucoup sur l' Open Source , qui commence enfin à intéresser les investisseurs. Malgré des modèles économiques délicats à construire, son potentiel de développement et quelques beaux succès récents (marché des serveurs en progression, outils grands publics développés par la fondation Mozilla…) prouvent son intérêt.

    On créera encore des blogs . Beaucoup de blogs même, notamment depuis l'intérêt que cet outil a montré après les tragiques évènements d'Asie. Et on assistera sans doute à un début de professionnalisation dans l'utilisation de ce media. On se préoccupera de sécurité . On travaillera beaucoup sur la mobilité , avec l'arrivée et la généralisation des systèmes d'accès à Internet mobile (3G, WiFi, WiMax…). Mais nous avons décidé de nous pencher plus particulièrement sur trois domaines spécialement dynamiques : l'investissement, la guerre de la recherche sur Internet , et le P2P qui verra notamment arriver de plus en plus de vidéo.

    2005 devrait donc être une belle année. Les grandes inquiétudes viendront plutôt de l'environnement macro-économique (une reprise encore assez molle dans la zone euro notamment, un prix du baril élevé et un dollar faible) et géopolitique. Notamment si les Etats-Unis s'installent dans un conflit durable au proche et moyen orient. Des facteurs exogènes, donc difficilement imputables à des fondamentaux qui sont enfin redevenus sains dans la Valley, loin des bulles spéculatives aujourd'hui digérées. En 2005, il devrait donc faire beau sur la Bay Area, si tout va bien…

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  • L'œil de Vincent Worms s'anime quand on lui parle de ce qui le passionne depuis de nombreuses années : l'investissement dans des sociétés innovantes. Le dirigeant et fondateur de Partech , un fonds de capital risque d'origine française dirigé depuis la Silicon Valley et présent en Europe et en Israël, regarde avec fierté son portefeuille, composé notamment de quelques beau succès comme Business Object ou Vignette. Sa voix douce et posée prend de la couleur pour évoquer une belle année 2004 et rêver sur les investissements qui seront fait en 2005. Car il a fallu bien du courage et de la patience pour passer les années difficiles depuis l'éclatement de la bulle en 2000. Mais dans ce métier, c'est certainement une des qualités requises.

    Le capital risque est un des moteurs de la Silicon Valley : c'est la pompe qui amorce le système. Il apporte des financements aux sociétés en forte croissance, leur permettant d'aborder leurs développements en attendant de trouver leurs premiers clients et d'atteindre la rentabilité. Présent à tous les premiers stades de la vie des entreprises, il accompagne les sociétés jusqu'à pouvoir prendre ses bénéfices, par des fusions, reventes ou introduction en bourse…

    Quand tout va bien, que l'entreprise a connu le succès et que le marché est prêt à l'accueillir et à lui apporter les financements complémentaires dont elles ont besoin. Ce qui est vérifié dans à peine plus de la moitié des cas. La bonne santé du capital risque, qui se mesure au nombre et au montant des investissements mais aussi au taux de retour sur investissements, est donc un des indicateurs avancés de la bonne santé de la Silicon Valley. Eclaireurs de l'innovation, les capitaux risqueurs font partie de ceux qui donnent le cap.

    Et Vincent Worms a raison de se réjouir de cette belle année 2004. Les chiffres sont aux rendez-vous. Après une année record en 2000 (106 milliards de dollars investis dans les start-up), l'investissement s'est pratiquement arrêté. La bulle est passée par là… Pour la première fois depuis, 2004 aura été marqué par une augmentation des investissements : 20 milliards de dollars cette année. On retrouve le niveau de 1998 . Et les prévisions pour 2005 laissent penser que ce chiffre sera assez largement dépassé.

    Quelques secteurs ont les faveurs des investisseurs. Le hardware a recueilli bon nombre des faveurs cette année : prés de 48% des investissements se sont fait dans ce secteur. Mais le software et les biotechnologies ont également connu de beaux résultats.

    Les lauréats des plus gros investissements de la Silicon Valley sont eHarmnoy et Vonage :

    eHarmony est un site de rencontre qui a débuté en 2000 et a rencontré le succès grâce notamment à son partenariat avec USA Today. Le site vient de lever 110 millions de dollars , notamment auprès de Sequoia, un des plus gros fonds de la Valley. Cela confirme le développement de ce secteur, qui connaît également en Europe quelques succès, notamment avec le site d'origine française Meetic, qui a lui aussi réussi une levée de fond cette année.

    L'autre lauréat est la société Vonage , qui fait beaucoup de bruit dans la Silicon Valley, sur un autre secteur très porteur : la téléphonie Internet. 105 millions de dollars levés pour cette société également créée en 2000, et qui compte déjà 350 000 clients.

    Une des raisons de cette renaissance du capital risque vient évidemment du nouvel assainissement de la bourse, notamment du Nasdaq, à nouveau prêt à accueillir des sociétés à la cotation. Et c'est la première et plus lucrative sortie pour le capital risque. Ainsi, l'introduction de Google en bourse – l'évènement de l'année ici – a permis à Sequoia Capital et à Kleiner Perkins Caufield et Byers de gagner 8 milliards de dollars ! Ils avaient à eux deux investi 25 millions de dollars dans la société en 1999. De quoi faire rêver.

    I l y a eu 250 IPO cette année, contre 85 l'année dernière . C'est la meilleure année depuis les 385 IPO de l'année 2000, avant l'éclatement de la bulle, selon Thomson Financial. De quoi redonner du baume au cœur de nos investisseurs.

    Pourtant, beaucoup d'incertitudes demeurent pour cette année 2005. Cette bonne santé de la bourse, permettant à nouveau des IPO, est-elle structurelle, ou le reflet d'un nouveau cycle spéculatif excessif ? La très forte augmentation du cours de Google peut traduire un appétit du marché pour ces valeurs technologiques de croissance, refléter une valorisation juste de la société. Mais de nombreux analystes se posent des questions et se demandent si Google vaut vraiment les 165 dollars l'action, qui est son court moyen aujourd'hui. Alors, éclaircie durable, où simple bouffée d'air dans un marché qui se pose encore beaucoup de questions ?

    Vincent Worms a donc de bonnes raisons d'être optimiste, mais pas euphorique. Ce n'est d'ailleurs pas le caractère de l'homme dont le fond est un de ceux qui a le mieux traversé la bulle, par sa prudente gestion. Et quand on lui demande ce qui le fait rêver en 2005, il vous répond sans trop d'hésitation : l'Open Source et les technologies liés à la recherche d'informations. Parmi bien d'autres secteurs. C'est aussi les secteurs que nous allons suivre de près cette année. Car après les succès de Mozilla et de Google en 2004, il y a fort à parier que ces deux marchés vont connaître un fort développement dans les mois qui viennent.

    L’œil de Vincent Worms s’anime quand on lui parle de ce qui le passionne depuis de nombreuses années : l’investissement dans des sociétés innovantes. Le dirigeant et fondateur de Partech, un...
  • Le Web, c'est d'abord une foison d'informations. Google indexe à lui seul plus de 8 milliards de pages Web de tout genre (Web, PDF, PowerPoint…), contre 5 milliards pour Yahoo ! Et c'est sans compter toutes les informations qui se trouvent sur nos disques durs, dans nos messageries, dans les bases de données de nos entreprises, ou qui ne sont pas encore directement accessibles (vidéo par exemple, ou contenu d'ouvrages non encore numérisés…).

    Dés lors, l'acteur qui va être capable de donner de façon simple et pertinente accès à l'information joue un rôle clé sur Internet : il en est la porte d'entrée naturelle et sert de guide à l'Internaute pour l'emmener là où il souhaite aller, ou là où « on » souhaite le mener. Selon que vous êtes un cyber marchand (Amazon ou eBay par exemple), un « vendeur » de liens sponsorisés (Google ou Yahoo), ou un acteur plus global (Microsoft), vous avez tout intérêt à retenir l'internaute consommateur dans un univers que vous maîtrisez, et que vous pouvez monnayer.

    Jusqu'à présent, ce rôle de « porte d'accès au Web » avait pu être tenu par les fournisseurs d'accès, notamment grâce à leurs grands portails et au fait qu'ils sont bien souvent la page d'accès par défaut à Internet des navigateurs. La maturité venant, les internautes apprennent progressivement qu'ils peuvent changer cette page.

    Google a d'ailleurs le premier contourné cette difficulté grâce à sa Toolbar, qui s'installe de façon permanente dans le navigateur et permet d'accéder directement au moteur de recherche. Mais depuis 2004, le rôle des moteurs de recherche a encore pris de l'ampleur . D'ailleurs, les grands acteurs ne s'y sont pas trompés, puisqu'ils ont tous sorti des produits de recherche en 2004 : Microsoft, Yahoo ! et Amazon pour ne citer que les plus grands. Avec un seul ennemi en tête : Google. Les intérêts sont clairs pour tous :

    Pour Yahoo et son PDG, T. Semel, l'enjeu est évident : conserver son audience est la clé de son business model. Et pour cela, il dispose de son moteur de recherche et de sa messagerie. Mais Google, avec Gmail lancé cette année et une grande capacité de stockage mais aussi des fonctionnalités avancées et originales de gestion des mails fait au moins aussi bien, si ce n'est mieux.

    Pour Jeff Bezos, le PDG d'Amazon , l'enjeu est différent. Internet vous permet de rechercher et de trouver ce que vous souhaitez acheter rapidement, facilement, et pour peu cher. Google organise l'information sur Internet de sorte qu'il est facile de trouver et d'acheter. N'est-ce pas la même chose ? D'où la sortie d'A9, le moteur de recherche maison…

    Du côté de Microsfot , l'enjeu est plus important encore. La firme de Bill Gates contrôle aujourd'hui le PC et les applications qui tournent dessus presque sans partage. Mais le Web est inéluctablement la plateforme du futur, et c'est Google qui règne en maître dessus pour le moment. Il y aurait comme une ironie du sort pour Microsoft à rater une seconde fois la révolution Internet (la firme de Bill Gates a tardé à se lancer au début du Web) …

    Quant à eBay , l'entreprise ne peut que constater qu'il est de plus en plus simple et moins coûteux pour un magasin de faire de la publicité sur Google (avec une bonne politique d'achat de mots clés et de positions payantes) pour amener directement les clients sur son site Web que de payer eBay pour conduire une enchère. Et eBay est le seul à ne pas encore avoir lancé de réponses…

    Les motifs de guerre sont donc clairs, et les armes lourdes sont en partie sorties. La bataille aura lieu sur au moins deux fronts, en 2005 :

    1- Le développement de nouvelles fonctionnalités , tant par des innovations internes que par des rachats de sociétés.

    Le mouvement lancé en 2004 va se poursuivre. Amélioration de la recherche sur disque durs, augmentation des tailles de messagerie…Et cela se fera tous azimut, dans une vraie course à l'innovation. Sur ce terrain, Google est très fort et souvent leader. Et sais flairer les bonnes affaires : comme pour l'achat de Blogger , la société de création de blogs, ou Picasa , qui permet de partager ses photos en ligne. Justin Frankel , le créateur de WinAmp et de Gnutella voit en Google la seule vraie grande société encore innovante de la Silicon Valley, capable d'avoir su gérer une forte croissance, une introduction en bourse et de ne pas avoir perdu son âme et sa capacité de réactivité.

    Pourtant, du côté des rachats – autre source importante pour ajouter de nouvelles fonctionnalités – Google dispose d'un trésor de guerre moins important que la plupart de ses compétiteurs. Et notamment du plus dangereux : Microsoft. Et il y a fort à parier que 2005 dans ce domaine verra de grandes batailles se dérouler.

    2- L'amélioration des technologies de recherche

    Le domaine est extrêmement complexe et promet encore de belles inventions. Du multilinguisme, à l'amélioration des algorithmes, aux capacités d'indexation, à l'intégration de recherches en langages naturel… Et c'est certainement du côté de l'extension des capacités d'indexation de documents de types hétérogènes que viendront les plus grands progrès. Tous les analystes attendent beaucoup de la recherche sur des supports non textuels, comme la voix ou la vidéo. Mais, là, il ne faut pas rêver : ce ne sera sans doute pas pour 2005. Les domaines de la recherche sont donc sans fin, et nos grands acteurs ne cherchent à recruter que les meilleurs. Google, avec sa bonne image, a très certainement une chance dans ce domaine.

    La grande question est de savoir si 2005 sera encore une année Google ? Dans la Silicon Valley, on n'a pas beaucoup de doutes…Mais il y a sûrement de la place pour tous. Du moins, c'est ce que pense Google, qui trouve cette compétition particulièrement stimulante. Privilège du leader ou inconscience de la jeunesse ?

    Le Web, c’est d’abord une foison d’informations. Google indexe à lui seul plus de 8 milliards de pages Web de tout genre (Web, PDF, PowerPoint…), contre 5 milliards pour Yahoo ! Et c’est sans...
  • 2004 aura certainement été l'année de l'arrivée à maturité du Peer to Peer. Les échanges de fichiers de toutes natures représentent aujourd'hui une large majorité de la bande passante de l'Internet, et le déploiement rapide du haut débit dans tous les pays développés a fortement contribué au phénomène.

    Après la création des logiciels d'échange de fichiers, comme Napster autrefois ou Kazaa et Bit Torrent aujourd'hui, l'engouement pour les lecteurs MP3, c'est l'arrivée et la diffusion d'offres légales de musique en ligne qui aura marquée l'année. Largement dominée par Apple, son iPod et iTune Music Store…pour le moment.

    Tous les grands ont fait des annonces en 2004 (Yahoo ! et Microsoft en tête) et l'année 2005 devrait être une guerre de services, de communication et – c'est à espérer – de baisse des prix. Au grand dam des majors du disque, qui ont multiplié les procès et les actions en justice, sans effet notable. Nous avons très largement analysé ces grandes tendances sur le site de l'Atelier tout au long de l'année.

    En 2005, ce sera sans doute au tour de la vidéo d'entrer sur le devant de la scène. Sous l'effet conjugué de quatre grandes tendances :

    1) L'engouement pour le P2P et le développement de logiciels de plus en plus puissants. Avec un enjeu : le positionnement des moteurs de recherche sur le sujet.

    L'engouement pour le Peer to Peer ne se dément pas. Et le déploiement rapide de Bit Torrent, qui permet d'accélérer et de fluidifier le chargement de fichiers lourds, répond à un besoin de plus en plus avéré : on ne télécharge plus seulement de la musique (fichiers assez légers, surtout avec des connexions hauts débits), mais de plus en plus des images, des vidéos et des films (qui sont nettement plus lourds).

    Hollywood ne s'y est d'ailleurs pas trompé, puisque la MPAA (association des studios de cinémas d'Hollywood) s'est attaquée avec succès à deux sites de liens vers des fichiers Bit Torrent de films (SuprNova.org et Youceff.com), avant d'annoncer mi-décembre qu'elle s'attaquait à LokiTorrent, un des principaux sites de liens vers des fichiers Bit Torrent.

    Le positionnement des moteurs de recherche sur le recherche de vidéo devrait apporter l'outil complémentaire au Peer to Peer. Car avant de télécharger des films ou des vidéos, il faut les trouver….Où trouver les images que l'on recherche ? Or, si les mots sont aujourd'hui bien indexés par les moteurs, il n'en est pas de même pour l'image. La demande est là et déjà les internautes californiens s'échangent les derniers trucs pour se tenir au courant de l'apparition sur le réseau des séries dont ils sont friands.

    L'association de Bit Torrent et des fils RSS est un des usages qui se développe. Mais c'est encore très empirique et tous les moteurs de recherche de la Valley travaillent à des techniques d'indexation de la vidéo. Un grand chantier pour 2005, et le premier qui sera capable de prendre position aura certainement un avantage compétitif décisif auprès des « early adopters » que sont les télechargeurs.

    2) L'apparition d'offres de téléchargement payant , conjuguée au développement de la vidéo à la demande.

    Tous les grands acteurs cherchent aujourd'hui à se positionner sur ce marché émergent, qui peine encore à trouver sa voie. C'est évidemment vrai des fournisseurs de contenus, et notamment des grands medias et des majors d'Hollywood. Mais c'est également le cas des constructeurs de matériels, qui multiplient les offres de lecteur de DVD avec disque dur intégré.

    Dans la Silicon Valley, deux acteurs ont un rôle à part et ont signé un accord stratégique au cours du deuxième semestre 2004 : TiVo et Netflix . L'idée est simple : Netflix, créé dans la Silicon Valley, a mis en place un système de location de DVD par abonnement et par voie postale. Le service, qui a été repris en France il y a deux ans, connaît un très grand succès aux Etats-Unis. De son côté, TiVo est une société californienne qui construit des appareils qui vous permettent de regarder toutes vos émissions préférées en différé et sans publicité. Bref, de faire vos programmes à la carte…Nous ne sommes pas très loin de la vidéo à la demande.

    L'association des deux doit permettre à Netflix de diffuser via TiVo ses films, et de s'affranchir ainsi de l'élément le plus coûteux de son système de distribution : la logistique et les frais postaux. Le service devrait être lancé fin 2005 selon les deux sociétés, qui travaillent aujourd'hui aux aspects techniques et à la construction de leur offre.

    Les premières expériences de vidéo à la demande, notamment à Hong Kong, ne donnent pas encore d'excellents résultats. Mais, au fur et à mesure que les usages deviendront plus matures et que les business model s'ajusteront (notamment sur un bon modèle de facturation et d'abonnement, avec une prime certaine au Pay Per View), le marché devrait s'ouvrir. Et on attend probablement pour 2005 les premiers services de téléchargement payant de films sur Internet. Apple aurait-il des projets en ce sens ? A suivre…

    3) L'apparition de baladeurs numériques capables de lire également de la vidéo.

    Ces appareils existent déjà et connaissent un succès croissant. La société française Archos en produit depuis plusieurs années. Archos a d'ailleurs signé un partenariat stratégique avec le groupe californien de télévision par satellite Echostar qui a pris 25 % de son capital le 27 décembre. Une fois encore, c'est la question des business model qui se trouve posée, derrière une étonnante association entre un diffuseur de contenu et un producteur de matériel.

    Tous les analystes attendent l'arrivée des poids lourds du secteur en 2005. Apple en tête bien sûr, qui a quelque peu déçu avec son iPod Photo . Le leader du marché ne peut pas ignorer la demande qui est là et devrait certainement annoncer des nouveaux produits au cours de l'année 2005. Le Mac World qui aura lieu courant janvier à San Francisco sera suivi avec intérêt sur ce sujet par tous les observateurs. Mais tous les constructeurs vont s'y mettre, et Sony et Samsung font figure de challenger crédibles. A suivre très attentivement dans les colonnes de l'Atelier cette année.

    4) Les développements de la téléphonie mobile de troisième génération (3G)

    Ca y est, depuis la fin de l'année en France, la 3G se développe. Les Etats-Unis sont partis avec un peu d'avance, avec des technologies encore hétérogènes : 3G pour certaines zones et certains opérateurs, Edge pour d'autres opérateurs et avec une couverture plus large. Ce qui est certain, c'est que la vidéo est une des "killers applications" de la 3G et qu'elle contribuera très largement à la diffusion rapide de cette technologie.

    Au delà de la visiophonie, franchement convaincante, c'est la possibilité de regarder télévision, vidéo, films sur son téléphone qui est bluffante. Le débit est excellent, et, malgré la taille de l'écran, le résultat en situation de mobilité est très satisfaisant. Une manne potentielle pour les opérateurs, qui deviennent diffuseurs de contenus. Et des usages et des formes de contenus qui vont progressivement s'adapter. De nombreuses sociétés de la Silicon Valley se positionnent sur ces créneaux, et elles sont observées avec une grande attention par tous les acteurs, prêts à sortir leurs carnets de chèques pour procéder à des acquisitions…

    2005 sera sûrement l'occasion de confirmer l'importance de ce marché, et sans doute aussi d'affiner les modèles économiques qui peuvent les sous-tendre. Car il y a bien là un nouveau jardin d'Eden….Et, encore une fois, il n'est pas certain que ce soit du côté des maisons de production qu'on en tire le plus grand profit. Décidément, en Californie, rien ne va plus entre Hollywood et la Silicon Valley. Alors, quels sont les acteurs qui seront se positionner ? Bilan à faire fin 2005 !

    Dominique Piotet, pour l'Atelier BNP Paribas

(Atelier groupe BNP Paribas - 07/01/2005)

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