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04/02/2012

MyNewsCenterSR, Devez-vous vous débarrasser de votre assurance-vie ?La demande de crédit privé : un indicateur avancé pour la zone euro

Devez-vous vous débarrasser de votre assurance-vie ?
 Cécile Chevré
La demande de crédit privé : un indicateur avancé pour la zone euro
 Eberhardt Unger

Devez-vous vous débarrasser de votre assurance-vie ?
Cécile Chevré

Cher lecteur, aujourd'hui, nous allons commencer par nous recueillir sur le graphe suivant.

Graphique des rendements

Je vous laisse quelques secondes pour le méditer...

Que signifie-t-il ? Que si vous comptiez sur votre assurance-vie pour vous assurer des rendements sûrs et confortables, il va vous falloir changer de stratégie.

D'après les derniers chiffres, le rendement moyen de l'assurance-vie cette année devrait atteindre les 3%, à comparer aux 4,5% proposés en 2005 ou même les 3,4% en 2011.

Un rendement de 3% ne fait pas vraiment rêver... A peine 0,9% de plus que le Livret A, c'est dire...

Pourquoi une telle baisse de la rentabilité ?

Des rendements en baisse
L'assurance-vie, vous le savez, perd de son attrait aux yeux des investisseurs. Depuis septembre dernier, la décollecte atteint 6,5 milliards d'euros.

Pourquoi ? Premièrement parce que les craintes sur la survie de la zone euro n'en finissent pas de tourmenter les investisseurs. Et les contrats euros constituent souvent une bonne part de votre contrat d'assurance-vie. Alors que la crise atteint maintenant le coeur de la zone euro, il devient plus de difficile de croire votre conseiller financier quand celui-ci vous jure que l'assurance-vie est le placement le plus sûr qu'il soit.

Le salut passerait-il par des contrats reposant sur du " hors zone euro" ? Pas forcément, car derrière ce terme se cache bien souvent des obligations américaines. Les marchés semblent avoir pour le moment oublié que les Etats-Unis étaient eux aussi dans une crise majeure de l'endettement, mais pas nous. Nous vous le rappelons souvent : fuyez l'illusoire sécurité des bons du Trésor.

Autre raison de la décollecte : la baisse des rendements. C'est un phénomène que nous avions expliqué quand nous nous étions intéressés à la perte du AAA français.

Quatre principales raisons à cela :

1. Panique sur le marché obligataire
La baisse des rendements des obligations souveraines sur lesquelles une grande partie de la rémunération qui vous est promise. Halte là !, me direz-vous, les rendements de ces obligations explosent ! Regardez ce qui se passe pour des pays comme le Portugal dont le rendement des obligations à 10 ans a allègrement franchi la barre des 10%. Même les obligations françaises sont en hausse depuis des mois.

Certes, cher lecteur, certes. Mais, tout d'abord, votre assureur ne détient pas ces nouvelles obligations. En général, il conserve les obligations jusqu'à maturité.

Sauf quand il y a décollecte. Pourquoi ? Parce qu'il doit servir plus d'argent qu'il n'en fait entrer. Pour continuer à vous payer, il doit vendre certaines de ses obligations. Mais voilà, qui voudra de l'obligation portugaise qu'il a acquise il y a quelques années à un taux de 4%, contre 14% pour les nouvelles ? Evidemment, personne ne veut des vieilles obligations de votre assureur. Il doit donc les brader pour trouver acquéreur, et vendre 60 euros ce qu'il a acquis à 100. Conclusion, il encaisse des pertes.

Pertes qu'il pourrait compenser en rachetant ces nouvelles obligations portugaises à 14%, n'est-ce pas ? Eh bien non, feriez-vous confiance à un assureur qui vous propose des obligations qui ont été ravalées au rang d'investissement ultra-spéculatif, pour ne pas dire pourri ? Votre assureur est donc obligé de se rabattre sur des obligations considérées comme sûres.

Et comme il n'est pas le seul à préférer du bon du Trésor ou de l'obligation allemande, les rendements de ceux-ci baissent (souvenez-vous : plus une obligation est demandée, plus son rendement baisse – et inversement).

Alors qu'il avait avant de l'obligation portugaise à 4%, il possède maintenant de l'obligation allemande à mettons, 2,5%. En plus, il a matérialisé des pertes. Conclusion : le rendement de votre assurance-vie baisse.

2. Panique sur les marchés actions
La plupart des contrats d'assurance-vie sont aussi investis en actions. Or ceux-ci se sont avérés particulièrement glissants l'année dernière. Les assureurs ont essuyé des pertes et les répercutent sur les rendements de vos contrats.

3. Pertes en vues
Mais surtout, la crise de la dette souveraine dans la zone euro ne va pas épargner votre assureur. Certains d'entre eux vont devoir encaisser des pertes selon les différents scénarios possibles d'évolution de la crise de l'euro :
- une crise obligataire mondiale ;
- une sortie d'un ou plusieurs pays de la zone euro ;
- un long et douloureux enlisement de la crise obligataire en Europe.

Je ne vais pas vous détailler ces scénarios ou surtout leurs conséquences dans ces lignes car c'est ce qu'a très bien fait Mory Doré dans son rapport spécial Votre assurance-vie face à la crise. Je vous renvoie à son analyse et surtout au chiffrage, assureur par assureur, des pertes que vont engendrer ces différents scénarios. Mais n'oubliez pas : le scénario le moins dangereux (l'enlisement progressif mais durable) est déjà ce qui est en train de se passer. Les dirigeants européens n'ont toujours aucune solution à la crise grecque – ne parlons même pas de menaces sur l'Espagne ou l'Italie...

Or ces pertes, votre assureur va les répercuter sur votre assurance-vie, non seulement en augmentant les frais de gestion mais aussi et surtout en abaissant le rendement. D'après les calculs de Mory, selon le scénario et l'assureur, la baisse pourrait être de 1% à 1,5%.

Ce qui laisse entrevoir des rendements de 1,5% à 2% dans les années qui viennent.

4. L'inflation, la grande inconnue
Mais le plus grand danger qui menace votre assurance-vie est peut-être l'inflation. Reprenez le graphe que je vous ai présenté en début de Quotidienne.

Le rendement de l'assurance-vie est en baisse mais le taux d'inflation en hausse. Officiellement, il atteint 2,5%. Une inflation qui ronge donc de l'intérieur le rendement de votre assurance-vie.

Ne paniquez pas, des solutions existent !
Je sens d'ici votre angoisse, cher lecteur. Faut-il se débarrasser de votre contrat en assurance-vie. Rassurez-vous, non.

Par contre, il peut être intéressant pour vous de diversifier vos supports hors zone euro. Ou encore d'intégrer des revenus venant de l'immobilier (SCPI, etc.).

Mory Doré et Frédéric Laurent détaillent les différentes solutions qui existent dans leur rapport spécial Votre assurance-vie face à la crise et vous proposent différents supports pour diversifier vos placements :
- la pierre
- l'or
- des fonds dont la gestion est éprouvée...

Avec à chaque fois des conseils pratiques et une sélection des meilleurs moyens pour investir. Vous en saurez plus sur les dangers qui menacent les assureurs et sur les solutions que nous vous proposons pour vous protéger en continuant votre lecture.

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France : le Triple A a disparu... et après ?
Continuez votre lecture pour en savoir plus sur la vraie situation de la dette française -- et surtout comment agir pour ne pas en subir les conséquences.

Tout est expliqué ici : il y a urgence, alors n'attendez pas.

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La demande de crédit privé : un indicateur avancé pour la zone euro
Eberhardt Unger

Depuis plusieurs mois, dans la zone euro, la masse monétaire M3 croît de façon très modérée, ce qui peut donner l'impression d'une politique monétaire moins expansive par la BCE.

En réalité, le ralentissement de la M3-Plus reflète de façon saisissante le ralentissement des activités économiques dans la zone euro, notamment la demande de crédit.

La demande de crédit, public et privé, est considérée par les analystes financiers comme un indicateur avancé du développement économique.

Cependant, actuellement, l'indicateur perd de sa pertinence à cause des crédits publics (ligne N°2). En effet, à cause de la crise du surendettement les ministres des Finances sont obligés de donner la priorité aux économies et de réduire le recours au crédit.

Quant à la demande privée de crédit (N°1), en dépit de taux très bas offerts aux investisseurs ou pour les prêts hypothécaires, elle stagne à un bas niveau, bien en dessous du niveau de début 2008.

Les investisseurs privés montrent ainsi le peu de confiance qu'ils ont dans l'évolution future de l'économie. Ils sont déconcertés par les rumeurs quasi quotidiennes d'une faillite imminente d'un Etat de la périphérie de la zone euro. Mais la demande privée de crédit peut aussi très rapidement se retourner comme le montre l'exemple du deuxième semestre 2010 et le premier semestre 2011 sur le graphe ci-dessous.

Graphique de la deamnde de crédit privé

La BCE constate une forte pression financière sur les banques en raison de l'émission limitée des obligations à long terme et du retrait des dépôts des non-résidents. Pour soulager cette pression financière, la BCE a octroyé des prêts de refinancement substantiel à échéance de trois ans. Selon Mario Draghi, président de la BCE, les effets positifs vont se voir plus clairement au cours des prochains mois.

La BCE voit aussi, pour la zone euro, des dangers venant du développement de l'économie mondiale qui se dirige vers plus de protectionnisme et une correction dans le désordre des déséquilibres mondiaux. Sur les marchés financiers, le scepticisme de la BCE alimente la spéculation sur une réduction des taux d'intérêt en dessous de 1%, bien que l'expérience montre que la demande de crédit privé ne varie pas, que les taux soit à 1% ou à 0,5%.

Conclusion : les possibilités de stimuler l'économie par la politique monétaire sont épuisées. Des taux d'intérêt inférieur à 1% sont même contre-productifs en favorisant les mauvaises allocations d'actifs. Les spéculations concernant un retournement de la politique monétaire sont prématurées.

Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d'expérience des marchés et de l'économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site www.fairesearch.de

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