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07/10/2011

Le saviez-vous ?, AOC Pont l'Evêque : un peu d'histoire, Dès le XIIe siècle, un des ancêtres des fromages normands était fabriqué par des moines de la région de Pont-l'Evêque

 

AOC fromagères

Tour d'abod quelques chiffres...

Près de 50% du lait du Pays d'Auge est destiné à la transformation des trois Appellations d'Origine Contrôlée que l'on rencontre en Pays d'Auge : Camenbert, Pont l'Evêque et le Livarot, soit 180 millions de litres. Le volume de vente des fromages AOC augerons représente 65% du marché bas et haut-normand (12 000 tonnes vendues chaque année). Nous vous proposons dans ces quelques lignes la découverte de ces trois AOC.
 


produits_normands.jpg

 


Syndicat Interprofessionnel de Défense
du Pont-l'Evêque et du Livarot : 02 31 85 50 93

AOC Pont l'Evêque : un peu d'histoire

 

Dès le XIIe siècle, un des ancêtres des fromages normands était fabriqué par des moines de la région de Pont-l'Evêque. Cité aux XVe et XVIe siècles par divers chroniqueurs sous le nom d'Angelot ou Augelot ( peut-être en référence à sa région d'origine, le Pays d'Auge!! ), c'est au XVIIe siècle qu'il prendra sa dénomination définitive de Pont-l'Evêque. Il a obtenu l'Appellation d'Origine Contrôlée en 1972.

Le saviez-vous?
Le Pont-l'Evêque est fabriqué à partir du lait provenant de la Normandie et de la Mayenne.
C'est un fromage à pâte molle, sa croûte peut être brossée et lavée. A l'origine, il était fabriqué à partir du lait encore chaud de la traite, ce qui explique que sa technologie soit bien adaptée à une fabrication fermière qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours. 3 litres de lait et 40 à 45 jours sont nécessaires pour obtenir un Pont-l'Evêque affiné.

Sous quelle forme le trouver ?
Il existe en quatre formats : Grand Pont-l'Evêque, Pont-l'Evêque, Petit Pont-l'Evêque, demi Pont-l'Evêque. Il contient au moins 45% de matière grasse. Son odeur bien marquée pourrait annoncer un fromage trop musclé; cependant il n'en est rien, sa pâte est fruitée, subtile et raffinée.
Goûtez-le car vous remarquerez que "le plus fort, c'est qu'il est doux". 


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AOC Livarot : un peu d'histoire


Mentionné dès le XVIIe siècle, le Livarot connaît un essor important au XIXe siècle, où il devient le fromage le plus consommé de Normandie. Il prit le nom de la petite ville de Livarot qui abritait l'un des plus grands marchés régionaux où se vendaient ces fromages. Son originalité gustative et sa puissance nutritive le font baptiser par les chroniqueurs de l'époque "la viande de l'ouvrier". C'était un fromage plus maigre qu'aujourd'hui et, pour sa bonne tenue, il était indispensable de le cercler de 5 lanières de roseaux appelées "laîches", ce qui lui valut le surnom de "colonel".
Reconnu pour son goût et son appartenance au territoire, le Livarot est devenu AOC en 1972.

Un produit de terroir par excellence !
La zone d'appellation du Livarot est restreinte : le sud du Pays d'Auge calvadosien (à partir de la commune de Livarot) et une partie du Pays d'Auge ornais. Cette zone de production fromagère traditionelle dispose de pâturages très riches et d'un climat doux et humide qui permet une mise à l'herbe précoce.
Quelques chiffres : 5 litres de lait et 60 jours sont nécessaires pour obtenir un Livarot affiné. Il est très reconnaissable aux 3 ou 5 lanières de roseau ou de papier qui l'entourent.

Sous quelle forme le trouver ?
Il existe en 5 formats : Grand Livarot, Livarot, Trois-quarts Livarot, Petit Livarot, Quart Livarot. Il contient au moins 40% de matière grasse.
 

Pour en savoir plus

 

AOC Camembert : un peu d’histoire


Le fromage de Camembert apparaît très tôt dans un petit village du Pays d’Auge ornais qui lui donne son nom.
Au début du XVIIIe siècle, le Camembert est déjà cité dans les grands dictionnaires français. En 1791, sur les conseils d’un curé de la Brie qu’elle hébergeait chez elle, Marie Harel améliore la recette du fromage de Camembert, qui devient alors le produit que l’on connaît.
La commercialisation du camembert se développe en France grâce à l’expansion du transport ferroviaire. Distribué aux soldats pendant la Première Guerre Mondiale, le Camembert appartient depuis à la consommation quotidienne des français.

Le saviez-vous ?

En forme de cylindre de 10,5 à 11,5 cm de diamètre et 3 cm d’épaisseur, il pèse au minimum 250 g. Affiné à cœur, sa pâte est souple et onctueuse, de couleur jaune clair. Son odeur est relevée, son goût est d’abord lactique puis fruité. L’aire du Camembert de Normandie AOC, définie en 1983, concerne les cinq départements normands. Le lait mis en œuvre est uniquement du lait cru, c’est-à-dire qu’il ne doit jamais être chauffé à une température supérieure à 40° C.
Le caillé doit être moulé à la louche pour que le Camembert reçoive l’appellation. Il contient un minimum de 45 % de matière grasse, ce qui garantit son onctuosité.

Pour la dégustation !
Sachez que le Camembert est un fromage de plateau et de « casse-croûte ». Depuis quelques années, il rentre dans des préparations culinaires.

Tarte normande au Camembert.
Feuilleté au Camembert et aux airelles.
Salade de Camembert chaud et sa crème à l’échalote.

18:13 Publié dans Gastronomie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

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