Avertir le modérateur

11/01/2011

Opéra de Paris ,Palais Garnier : le dôme des étoiles,Montée jusqu’aux combles, et au-delà…

Palais Garnier : le dôme des étoiles

Des sous-sols aux majestueux toits, l’exubérant Opéra de Paris fascine autant les visiteurs que les 1 500 personnes qui y travaillent. La magie opère bien avant que le rideau se lève sur la scène de l’impressionnant palais. Un bâtiment dont Napoléon III décide la construction dans le cadre des grands travaux menés par Haussmann. Mis au concours, le projet de Charles Garnier, architecte inconnu et voyageur de 35 ans, est retenu. Après quinze ans de travaux, l’Opéra de Paris est inauguré le 15 janvier 1875… Dans ce temple dédié à l’art, un Apollon avec sa lyre …

La magie opère bien avant que le rideau se lève sur la scène de l’impressionnant palais. Un bâtiment dont Napoléon III décide la construction dans le cadre des grands travaux menés par Haussmann. Mis au concours, le projet de Charles Garnier, architecte inconnu et voyageur de 35 ans, est retenu. Après quinze ans de travaux, l’Opéra de Paris est inauguré le 15 janvier 1875…

Dans ce temple dédié à l’art, un Apollon avec sa lyre veille sur les 1 500 personnes qui travaillent au Palais Garnier (un tiers d’artistes, danseurs, musiciens et choristes ; un tiers de techniciens ; un tiers dans l’administration). Brigitte Lefèvre, directrice de la Danse, pousse délicatement la porte à hublot de la salle Petipa. Dans la salle de répétition, la plus grande de l’opéra, équipée d’un plateau à l’ita­lienne incliné à 5 % (pour reproduire les conditions de représentation), se répète Le Rendez-Vous, une pièce chorégraphiée par Roland Petit. « C’est ici que tout se passe », chuchote la directrice. Chaque après-midi, elle arpente les passages, les escaliers et les couloirs interminables pour voir les uns et les autres dans les cinq salles de répétition, les quatre salles de classe ou le Grand Foyer. Brigitte Lefèvre doit composer avec 154 danseurs, dont 18 étoiles et 15 premiers danseurs. Elle gère 180 représen­tations annuelles – à Paris, en province et à l’étranger.

On gravit ici chaque échelon de la hiérarchie au concours ­annuel : d’abord quadrille, puis coryphée, sujet et premier danseur. Quant aux étoiles, elles sont nommées par le directeur de l’Opéra sur proposition de la directrice de la Danse. Brigitte Lefèvre vient donc régulièrement prendre le pouls, écouter, affiner une interprétation ou donner des indications. Là, elle s’attarde auprès ­d’Alice Renavand et Yann Saiz, deux sujets qui répètent en compagnie de Fabrice Bourgeois, l’un des quatre assistants-maîtres de ballet de l’opéra. « Je suis en ­permanence à l’écoute de 154 ego !, confie la directrice de la Danse. Gérer la danse dans ce navire, c’est gérer un vaste puzzle. »

Dans l’effervescence des ateliers du costume
Brigitte Lefèvre enchaîne les réunions, organise les plannings, ­reçoit les danseurs… De retour de Sibérie avec le ballet, elle boucle déjà la saison 2012-2013 et met en chantier les futures collaborations. « La forte présence du lyrique au sein de l’opéra est très stimulante pour la danse. Il faut les faire dialoguer, raconte celle qui revisite sans cesse le répertoire, l’ouvrant depuis longtemps aux chorégraphes contemporains. Je suis là aussi pour donner la main. Pas un seul de nos danseurs ne me laisse indifférente. »

Xavier Ronze dirige les ateliers du costume. Sous son égide, 70 personnes (dont 35 permanents), dans une effervescence qui rappelle les ateliers d’une maison de couture. « Tout ici doit s’adapter au spectacle », dit-il. C’est une vraie ruche : à l’atelier tailleur travaillent onze personnes, trois à la déco, une à la mailloterie, plus une modiste. Les « ateliers flous » sont ­débordés car ce mois-ci, quatre premières sont prévues. Quatorze personnes s’affairent sur la cinquantaine de tutus du Lac des Cygnes. On fonce les tulles, on change quelques volants… Dans l’atelier tailleur, on bichonne fracs, pourpoints et chemises tandis qu’à la mailloterie, on taille les justaucorps. Pour tous, il faudra un ou deux essayages, sans compter les changements de toute der­nière minute. Dans le corridor, les cos­tumes du Sacre du Printemps de Pina Bausch attendent une révision…

Dans la centrale des costumes tout en boiseries, on réserve les tenues qui sont enfin prêtes. « Quand le ciel est plein de ­cygnes, c’est bon… signe ! », plaisante Xavier qui travaille ici depuis bientôt vingt ans. Ce passionné d’opéra et de danse ­reste à ­l’affût de nouvelles matières. De salles des ventes en ­mer­ceries, il chine ­inlas­sablement médailles, boutons ou ­épau­lettes. À la déco, trois joyeux lurons à la fois ­peintres, sculpteurs, bijoutiers et tein­turiers se ­révèlent aussi inventifs que Géo Trouvetou. « On ­façonne, on patine pour redonner de l’histoire à chaque objet, mais en accéléré ! », expliquent-ils. Sur les étagères de l’atelier est ­stockée la mémoire des costumes et des décors.

Montée jusqu’aux combles, et au-delà…

« Je me sens un peu le Fantôme de l’Opéra, j’apparais très tôt ou très tard », s’amuse Gilles Djeraouane, chef du service intérieur. Depuis trente ans, le « super concierge » est en charge des trente clés qui ouvrent et ferment portes et fenêtres de ce vaste laby­rinthe : 17 km de couloirs, des combles du Palais Garnier jusqu’aux sous-sols où la légende veut qu’il y ait un lac – en fait, un vaste ­cuvelage pour contenir une nappe phréatique où carpes et anguil­les sont aux bons soins des vingt-six pompiers de la maison.

À 54 m au-dessus de la scène se cachent la première grille et la chambre des moteurs. Tout y est informatisé, programmé. Ce qui n’empêche pas les machinistes de se remettre parfois aux ­commandes manuelles, retrouvant les gestes ancestraux pour lever « le torchon » (le rideau de scène). Sur le palier, le mur aux graf­fitis : la tradition veut que chaque danseur – célèbre ou non – y inscrive une pensée avant sa première.

En montant encore, on arrive sur les fameux toits. 75 000 m2 de toiture en zinc et en plomb permettant de dominer la ville, avec un point culminant à 76 m au-dessus de la scène. C’est là que Jean Paucton, ancien accessoiriste de 78 ans, a installé cinq ruches, bien à l’abri, dont la production de miel toutes fleurs est vendue à la boutique de l’opéra. Du haut de son domaine, le bel Apollon avec sa lyre, incandescente les jours d’orage, veille ainsi équitablement sur les arts, les hommes, les poissons et… les abeilles.

Par Catherine de Montalembert

Palais Garnier : angle rues Scribe et Auber, Paris 9e et sur www.operadeparis.fr


Des infos mises en ligne sur FranceWeb,eGlobalNetWork

ASSOCIATION  FRANCOPHONE  DES UTILISATEURS  DU  WEB, POUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE  DE LA SOCIÉTÉ EN RÉSEAU ET DE L’ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE

3ARWD1.GIF OUTILS, USAGES, SERVICES,+++

RÉSEAU DE PARTENAIRES PLURIDISCIPLINAIRES POUR OPTIMISER LES PERFORMANCES DES ENTREPRISES, ADMINISTRATIONS ET COLLECTIVITÉS EN FRANCE ET DANS LE MONDE.

 

A la rencontre d’initiatives positives au niveau humain, économique, culturel, technologique

Réseau Internet Interactif, Mon profil

Pourquoi France Web.pdf

Communiquer dans un contexte International


FranceWeb, votre partenaire pour développer votre communication.pdf


Transmettre les connaissances aux Internautes

Famille d'Entreprises,Réseau Internet Interactif

francewebeglobalgif2.gif

topofthenews.gifKnow why, Know who, Know where, Know what. The know how to succeed.

MOREINFO.GIF

 

 

 

 

FranceWeb, Pour Vous et avec Vous!

Plates-formes collaboratives pour nourrir la connaissance, la productivité et l'innovation

World News Center, FranceWeb, BusinessCenter, Bonheur, Famille d'Entreprises, FranceWeb Poissy, Web Collection, Web Gallery, La Scala

09:42 Publié dans Paris | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | |  Facebook | | | |

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu