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19/01/2010

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L’argent des autres Janvier 2010 par Eric Zemmour Chronique


Le grand emprunt est un conte moral moderne où cigales et fourmis s’affrontent autour de l’avenir de la France.

Napoléon Ier est bien une exception dans notre longue histoire. Non seulement par son génie militaire, la pérennité des institutions qu’il forgea ou les points jusqu’où il repoussa nos frontières. Le “petit tondu” fut aussi notre seul souverain, monarchie et République mêlées, qui ne recourut jamais à l’emprunt. Par principe, il refusait d’être dans les mains des financiers, engeance qu’il exécrait. Par méthode, il professait que « la guerre devait payer la guerre ». En tout cas, tant qu’il gagnait. Par philosophie, il expliquait que c’était son endettement énorme qui poussait l’Angleterre dans une guerre sans fin contre ses armées. Il n’avait pas forcément tort. Mais sa vertu se retourna contre lui. Les financiers français spéculèrent contre le franc. La City de Londres équipa les armées de toute l’Europe. Elle finit par avoir la peau de l’“ogre”. La cigale anglaise avait vaincu la fourmi française.

Après Waterloo, la France retourna à ses habitudes emprunteuses. La monarchie, incapable d’imposer une fiscalité juste et efficace, avait passé près de mille ans entre expédients et jongleries financières. La République mit en place l’impôt direct en temps de paix, mais eut quand même recours à l’emprunt. Après 1914, « l’euthanasie des rentiers » par l’inflation régla silencieusement son endettement énorme. Après 1945, l’inflation devint une méthode de gestion, bénie théoriquement par un keynésianisme sommaire. Entre deux dévaluations, l’Etat multiplia les grands emprunts, qui aspiraient le légendaire bas de laine des Français. Emprunts Pinay, Giscard, Balladur, à chaque fois une opération politique plébiscitaire se cachait derrière l’appel à l’épargne. A chaque fois, pour attirer les Français, des conditions financières hors du commun furent offertes. Le coût pour le budget de l’Etat s’avéra colossal ; le profit des banquiers et des prêteurs aussi. On comprend mieux à rebours l’ire des financiers contre le “vertueux” Napoléon Ier.

Un grand emprunt est donc une opération complexe : il assèche l’épargne en période d’inflation, mais il peut aussi servir à financer de nouveaux investissements en période de stagnation ; il est enfin une sorte d’impôt progressif à l’envers, puisqu’il est remboursé par tous mais ne profite qu’aux privilégiés.

Après la dévaluation de 1958, le général de Gaulle avait retrouvé les réflexes vertueux de l’Empereur. Pompidou aussi. La France n’a plus présenté un budget en équilibre depuis 1974. Les déficits ont explosé à partir de 1981. Depuis, la France s’endette sur les marchés financiers. Mais sa dette reste surtout portée par l’épargne nationale. Depuis le traité de Maastricht, la France subit croissance molle, Etat obèse et contraintes budgétaires ; elle conjugue dette qui enfle et investissements en panne. La crise de 2008 a vu tous les Etats décupler leurs déficits et leurs dettes. Les règles de “bonne gestion” de Maastricht ont été mises entre parenthèses. Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, proposa de profiter de l’aubaine pour lancer un « grand emprunt » qui nous permettrait de rattraper notre retard accumulé. L’idée de Guaino était grandiose. Il tablait sur 100 milliards d’euros. Il visait la croissance des trente prochaines années. La troisième révolution industrielle, après celles de la vapeur et de l’électricité.

Mais sa grande politique buta sur les calculettes des hauts fonctionnaires du Trésor. A Bercy, ils s’inquiétèrent des dérives de la dette. La France, disaient-ils, empruntait déjà tous les jours sur les marchés financiers. Beaucoup. Le président Sarkozy entendit leurs requêtes. Il nomma Alain Juppé et Michel Rocard coprésidents de la commission chargée de dégager les investissements prioritaires. Les deux anciens Premiers ministres sont – avant tout – deux anciens inspecteurs des finances. Guaino avait dès lors perdu la bataille. Il tenta un baroud d’honneur avec la tribune signée de nombreux parlementaires UMP qui réclamait un « grand emprunt » de 100 milliards.

La commission Juppé-Rocard ne les suivit pas, rame- nant le total à 35 milliards. Réduits encore des 13 milliards qu’avaient remboursés prématurément les banques. Pas loin des 20 milliards d’euros qu’avait évalués le Trésor pour ne pas détériorer l’image de la France auprès des agences de notation. Le hasard fait bien les choses. D’autant plus qu’au même moment, lesdites agences de notation dégradaient la signature de la Grèce au bord de la faillite. Et mettaient dans leur viseur l’Espagne et le Portugal. La zone euro était dans le collimateur. L’Allemagne faisait les gros yeux. La France s’alignait. François Fillon avait déclaré que la France devait suivre son puissant voisin. Le grand emprunt se banalisait d’autant plus qu’on ne le proposait qu’aux marchés financiers. Le Trésor avait retenu les leçons du passé : pour séduire les particuliers, il aurait coûté beaucoup trop cher. Les esprits les plus avertis notaient que les banques laisseraient en fait leurs sociétés de gestion qui gèrent les OPCVM (sicav et FCP) souscrire ce nouvel emprunt. Et qu’au final, ce sont bien les particuliers moins avertis et moins vigilants qui vont acheter sans le savoir cet emprunt qu’on ne leur a pas fait souscrire directement parce qu’on a eu peur « qu’ils ne le jugent pas assez bien rémunéré ».

Les priorités dégagées par la commission Juppé-Rocard ne brillent pas par leur originalité. Universités, recherche, technologies vertes, technologies de l’information, etc. Pour rendre son “grand emprunt” plus alléchant, le gouvernement expliquait non sans raison que sa mise initiale entraînerait par le fameux effet de levier un montant équivalent de crédits venus du privé. Donc, 60 milliards d’euros viendraient irriguer ces « priorités d’avenir ». Les universités se taillaient la part du lion. Sarkozy améliorait ainsi son plan Campus et poursuivait son « rêve américain » : une dizaine de superuniversités, les « meilleures du monde », qui puissent rivaliser avec les grandes universités américaines. Mais on notera que dès le début de son mandat, il avait contraint sa ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pecresse, à renoncer à la sélection à l’entrée des universités. Or, le système américain tant admiré repose sur une rigoureuse sélection, par l’argent et par le mérite.

Lors de sa présentation publique, Nicolas Sarkozy insista curieusement sur les économies budgétaires qu’il exigerait de l’Etat. Il promit une cure d’amaigrissement.

Le Trésor avait bel et bien gagné. Comme en 1995 avec le président Chirac et comme en 1983 avec le président Mitterrand. La situation de la France est décidément curieuse. Elle entretient ses déficits budgétaires en période de croissance par démagogie ; mais sa croissance molle depuis vingt ans lui interdit d’investir massivement dans les technologies d’avenir. L’euro est pour notre pays la meilleure et la pire des choses. Il nous accorde les privilèges financiers (emprunt à très bas taux) que mérite seule la puissante et vertueuse Allemagne ; mais il nous empêche aussi d’utiliser l’inflation et la dévaluation pour euthanasier encore une fois les rentiers, dont l’épargne aurait pu soutenir une politique industrielle expansive. Depuis trente ans, nos dirigeants, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, refusent tout à la fois de quitter la zone euro et de réduire drastiquement notre fonction publique et notre filet social. Depuis trente ans, notre faible croissance repose sur le seul moteur de la consommation, mais notre compétitivité industrielle s’anémie peu à peu. Jusqu’à quand ?

L’argent ne fait pas le bonheur, il l’empêche

Je termine en ce moment la lecture des « propos sur le bonheur », du célèbre philosophe Alain. Il s’y trouve de nombreux textes intéressants, qui répètent largement une vérité indiscutable : le bonheur est possible à une condition incontestable : le vouloir vraiment.

Ce constat n’est pas nouveau, et se trouve dans la lignée de nombreux philosophes qui, depuis les premiers âges, s’épuisent à essayer d’aider les hommes à accéder à ce qui devrait être leur unique objectif, à savoir le bonheur. Pourtant, il ne fait aucun doute que cet objectif n’est atteint que par très peu, comme le prouvent les besoins croissants de psychologues, psychiatres et autres médecins de l’âme. Surtout dans nos contrées dites développées. Confirmant ainsi la sainte maxime « l’argent ne fait pas le bonheur ». Mais j’irai même plus loin, en ajoutant que non seulement il ne le fait pas, mais surtout qu’il l’empêche.

En effet il y a lieu de se poser la question. En ces temps de crise il semble que le capitalisme ne soit plus en mesure de satisfaire au bonheur des hommes, et ce à tel point que les chantres de « la main invisible » se font moins diserts sur le sujet. Se trouvant contraints de revenir aux fondamentaux, il n’est plus question aujourd’hui de croissance et d’investissements, mais de morale et de confiance.

On s’aperçoit également que les cours de bourse, que certains calculent et que d’autres prédisent, ne sont en réalité dépendants que d’un seul facteur déterminant, justement cette confiance que les gouvernements ont bien du mal à faire revenir.

On pourrait donc légitimement se demander si, à l’heure où les économistes ont montré leurs limites, on ne devrait pas les remplacer par des philosophes, qui eux sont en mesure d’apporter des réponses concrètes non appuyées sur un système qui fait défaut.

Car il est effectivement étonnant de constater combien l’absence de philosophes dans le paysage médiatique est criante, alors même qu’ils sont des centaines à s’évertuer, et ce depuis les âges les plus reculés, de faire prendre conscience aux hommes que le bonheur est quelque chose qui se décide, et non pas qui s’achète. Je dis « étonnant » car dans ma naïveté première, je m’interrogeais sur le fait que les clefs existent dans la recherche du bonheur, et que si tous lisaient Alain, ou un autre des philosophes traitant des mêmes sujets (ils traitent tous, à leur manière, du bonheur de l’être humain), le monde serait bien différent de celui d’aujourd’hui.

Alors pourquoi les hommes sont-ils si malheureux ? N’ont-ils pas accès à ces philosophes édités en poche ? N’ont-ils pas la capacité de comprendre les pensées des philosophes, qui se sont pourtant exprimés de tant et tant de manières différentes dans le but de toucher un public nombreux ?

Ou bien les censure-t-on en voulant faire croire qu’ils sont obscurs, difficiles à appréhender et déconnectés du monde réel ?

Car c’est bien au monde réel qu’ils s’accrochent pourtant, et leur message pourrait bien, s’il était porté sur le devant de la scène médiatique, être en mesure de transformer ce monde réel qui a perdu ses repères. Ce message exprime depuis toujours la même chose, et c’est peut-être là l’explication majeure de l’absence de philosophie dans la politique : l’homme est capable de trouver en lui-même le bonheur, sans avoir besoin de critères matérialistes ou sociaux extérieurs pour se juger. Pas besoin de posséder tout, de consommer trop ou de rêves de pouvoir, de force ou de richesse. Le bonheur n’est pas à l’extérieur mais à l’intérieur de nous, et cette vérité si elle était sue et comprise, ferait s’écrouler tout le système de désirs consuméristes, et avec eux les puissances qui les créent, et les élites qui les soutiennent.

On comprendrait ainsi que ce n’est pas l’argent qui nous apportera la richesse intérieure, mais qu’on peut se satisfaire de l’essentiel sans frustration, et sans déception. Pas besoin de posséder trop, juste d’être en mesure de posséder le nécessaire. Imaginez le renversement de paradigme que la philosophie peut entrainer : tout le capitalisme, basé sur ces fondations du « toujours plus », mis en confrontation avec le « juste ce qu’il faut » pour être heureux. Le premier ne ferait pas le poids, et c’est toutes les élites qui se verraient renversées.

Ainsi on comprend mieux pourquoi, malgré la foule de philosophes exprimant sensiblement les mêmes idées depuis des siècles, on ne répercute pas leurs paroles au grand public. On comprend mieux pourquoi les heures de philosophie à l’école sont toujours un peu plus courtes, et aussi pourquoi on forme le moins possibles les hommes à la compréhension de ces idées : elles sont dangereuses pour l’ordre établi.

Car on s’apercevrait ainsi que non seulement l’argent ne fait pas le bonheur, mais qu’en plus il empêche de le trouver.

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